Tout commence dans le petit bled d’Elkhart, dans l’Indiana, une vraie terre de Basket. Larry Bird et compagnie y ont mis leurs premiers paniers. Shawn est issu d’une famille modeste… très modeste.

Après le lycée Concord d’Elkhart, il opte pour la renommée Université de Kentucky. Mais accusé de vol de bijou, il est immédiatement exclu. Il espère rebondir dans une autre université du Texas, à Trinity Valley ; mais arrive trop tard et ne peut jouer. Il décide donc de se présenter à Draft 1989 à seulement 19 ans, directement depuis le collège. Il faudra attendre les Kevin Garnett, Kobe Bryant et autres Lebron James pour entrer ainsi en NBA. En apprentissage lors de sa 1ère saison (6,5 pts et 4,3 rbs), il explose lors de la seconde (15 pts et 8,4 rbs), après le départ de Xavier MacDaniel qui lui libère des minutes de jeux. Ses stats ne font que progresser jusqu’en 1996 et cette fameuse finale perdue contre les Bulls de Jordan. L’équipe progresse et c’est surtout lors de la 3ème année de son acolyte, Gary Payton, que Seattle enchaine les bonnes saisons. L’équipe participe aux playoffs mais n’arrive pas à passer le cut et atteindre ces NBA finals.


« Machine dunk »
Shawn Kemp avait l’instinct du Dunk. Il a révolutionné le dunk. Son approche était très aggressive et spontanée. Ses dunks n’étaient pas préparés et il improvisait contament. Il était surnommé « The Reignman« : l’homme qui fait tomber la pluie avec ses dunks. Normal à Seattle, la ville plus pluvieuse des Etats-Unis.
« When I was younger, I was a guy who always wanted to get to the rim and attack the rim and just dunk the basketball. »





Shawn Kemp en chiffres, avec ses records en carrière: 42 points contre les Clippers en 1994, 22 rebonds en 1995 contre les Mavericks et 10 contre en 1991 contre les Lakers.
Le « Sonic boom »
Le début des années 90 marque une nouvelle ère, le « Sonic Boom« . Seattle est en constante progression et devient même dominatrice dans la conférence Ouest. Du moins, en saison régulière. Le duo Kemp-Payton remporte 41 victoires en 1990-91, 47 la saison suivante, 55 ensuite et même 63 en 1993-94! L’équipe est redoutée. Shawn Kemp enchaine les bonnes saisons et les participations au All Star Game (6 au total). Il sera égalment sacré champion du monde avec Team USA en 1944 (9,4 pts, 6,8 rebs et 1,1 Bk en 15,9 minutes de jeu en moyenne.)
Mention spéciale également au coach George Karl qui a réussi à dompter de sacrés phénomènes. Payton et Kemp n’étaient pas les plus faciles à gérer au quotidien. Mais l’équipe n’arrive toujours pas à passer le cap en Playoffs.




1996 la dernière chance
Après plusieurs échecs cuisants au premier ou au second tour des Playloffs et une finale de conférence lors des années précédents, les Sonics reviennent plus forts. Aux côtés du big 3 Kemp–Payton–Schrempf, on y ajoute Hersey Hawkins, fraichement débarqué de Charlotte, en remplacement de Kendall Gill. L’effectif est plus équilibré et les jeunots ont pris de l’expérience. Ils ne font qu’une bouchée des Kings puis des Rockets. On asiste à un nouveau duel de duo et la jeune garde Kemp-Payton prend cette fois-ci le dessus sur le Jazz de Malone et Stockton. Les NBA Finals 1996 voient donc s’affronter les Sonics de Kemp et les Bulls de Jordan. Chicago sort d’une saison record avec 72 victoires et des playoffs sans embuches pour l’instant. Payton sera le chien de garde de Jordan et Kemp doit tout faire dans la raquette. Ce sont surtout les seconds couteaux Pippen et Kukoc qui font la différence sur le reste de l’effectif des Sonics. Chicago gagne 4-2, malgré un game 5 d’anthologie et des stats énormes de Shawn Kemp: 23.3pts, 10 rbs et 2 contre de moyenne sur la finale. Il termine 2ème meilleur marqueur derrière Jordan (27.3pts) et 2ème rebondeur derrière la machine Rodman (14.7).


La chute
L’histoire d’amour entre Kemp et Seattle s’est brisée à l’été 1996, quand les Sonics font signer un énorme contrat à Gary Payton et font venir Jim McIlvaine pour 30 millions de dollars. Un pivot qui tourne à 6pts et 3 rbs par match. Kemp n’en veut pas aux 2 joueurs mais à la franchise. Et du côté vie privée, ce n’est pas non plus la grande forme. Les Sonics apprennent ses problèmes d’addiction, d’alcool et de drogues. A l’été 1997, il est envoyé à Cleveland, contre Vin Baker entre autre. Il touche enfin le jackpot et la reconnaissance avec 7ans de contrat et 107 millions de dollars. Il assure 3 saisons honorables (entre 18 et 20pts par match) mais ses problèmes sont loin d’être finis et il accuse le coup. Il est conscient d’avoir laissé passer sa chance et terminera plus ou moins dans l’anonymat, avec des piges à Portland ou Orlando… en surpoids. Il symbolise parfaitement la vie « NBA’esque » des années 1990. Entre rêve américain, sommets, showtime, fêtes, dollars, échecs et excès! Bien rangé aujourd’hui, il poursuit ses affaires avec sa femme Marvena et il a ouvert un nouveau magasin de cannabis (thérapeutique), non loin de la Key Arena, qui l’a vu s’envoler dans les cieux de la Space Needles.

Shawn a beaucoup appris de ses erreurs et la vie n’a pas été un long fleuve tranquille pour lui:
« I’ve made my share of mistakes, but I’ve learned. »

Shawn n’espère qu’une chose à l’avenir pour sa ville, qu’une franchise revienne à Seattle:
« I don’t know when, or how, but I feel it: Basketball will come back to Seattle. »

Pour tous les nostalgiques des Supersonics de Seattle, nous vous recommandons ce blog. www.sonicsforever.com


