Vincent Radureau est journaliste à Canal depuis presque 30 ans. Spécialiste du foot africain et de la NBA, il anime toujours Canal NBA avec la légende George Eddy sur Canalplus Afrique.

1) Une Petit recap depuis vos débuts. Quel a été votre parcours ; de la formation, l’entrée à Canal au journaliste-romancier ?
Après un passage à l’Institut Politique de Bordeaux, j’ai fait une maîtrise d’histoire contemporaine à la Sorbonne, avec une spécialisation en histoire américaine. Et puis j’ai eu la joie de réussir le concours du Centre de Formation des Journalistes, à Paris. C’est une école prestigieuse qui m’a permis de décrocher un stage tout aussi prestigieux : en juin 1992 je me suis donc retrouvé stagiaire à Canal+. Et je n’ai pas quitté cette maison depuis…
2) Quels sont vos meilleurs souvenirs de vos collaborations avec George Eddy, quand la NBA était encore sur Canal ?
Ce que vous ne savez pas, c’est qu’il y a les souvenirs, mais il y a aussi le présent avec George ! Car je suis désormais animateur pour Canal+ International, c’est-à-dire pour tous les pays francophones d’Afrique. Et dans cette zone géographique, nous avons toujours les droits de la NBA ! Voilà pourquoi je continue de présenter cette belle émission qu’est Canal NBA avec George Eddy, mais pour le continent Africain. Et c’est toujours un immense plaisir de travailler avec lui, d’écouter cette voix mythique et ces analyses toujours aussi pertinentes…

3) Quels sont vos sentiments quand vous voyez Xavier Vaution, votre ancien « stagiaire » chez Canal, qui bossait avec vous sur Canal NBA, le voir sur Beinsports ?
Xavier n’était pas mon stagiaire, mais mon collègue journaliste. Je l’apprécie beaucoup et je suis ravi de voir qu’il dirige la belle équipe NBA sur Bein. Ils font vraiment du bon travail là-bas et je les regarde avec un grand plaisir. J’ai récemment rencontré Rémy Reverchon, qui fait partie de cette équipe, et c’est également quelqu’un de très appréciable.

4) La NBA a trouvé sa place en France grâce à l’expansion de la NBA à l’international et aux années Tony Parker. Que faudrait-il pour passer la vitesse supérieure et que le basket se développe davantage ?
C’est une bonne question. La NBA a débarqué en France avec les années Jordan et s’est effectivement développée dans notre pays grâce à Tony Parker. Il y a encore de grands joueurs français aux Etats-Unis, mais il faudrait peut-être une vraie superstar pour que la passion pour ce sport grandisse encore. Cela dit, il suffit de voir que notre championnat a eu du mal à trouver un diffuseur pour comprendre que la France n’est peut-être pas un vrai pays de basket…
5) Comment expliquez-vous que le basket français ne trouve pas son public dans l’hexagone et qu’il est si peu voire pas du tout médiatisé aujourd’hui ?
C’est vrai que le basket ne fait pas partie des sports historiques en France, et il ne s’est jamais vraiment installé comme tel même si l’équipe nationale est aujourd’hui l’une des meilleures au monde. Chez nous, le football prend beaucoup de place, avec le rugby qui prend le reste avec quelques événements comme le Tour de France ou Roland Garros. Pour le reste, c’est un peu famélique…
Vincent côté plume

6) Vous vous essayez à la plume dès 1995, avec L’Aventure anglaise de Cantona. Et donc, pourquoi avoir attendu tout ce temps pour sortir votre premier roman Le Dernier Match de River Williams en 2020 ?
L’écriture d’un roman m’a longtemps semblé inaccessible, comme si je ne me sentais pas capable d’écrire sur la longueur. Pourtant c’est une envie que je portais en moi depuis très longtemps, presque depuis l’enfance. Et puis j’avais d’autres passions : j’ai fondé un groupe musical en 2006 et je l’ai développé au maximum pendant 5 ans, en me produisant sur quelques scènes parisiennes. Enfin, j’ai eu suffisamment de temps devant moi et de courage pour me lancer dans l’écriture d’un premier roman policier. Depuis, je n’ai plus arrêté !
7) Pouvez-vous nous présenter le petit dernier, L’Ombre d’un géant ?
C’est drôle pour moi de parler du « petit dernier », puisque je suis en train d’écrire le chapitre final d’un autre polar ! « L’Ombre d’un Géant », je l’ai fini il y a un an. C’est une suite du premier, « Le Dernier Match de River Williams », qui parlait d’un géant disparu dans le grand Ouest américain, dans un parc national de l’Utah. Ce géant était un immense joueur de basket NBA, et il se pourrait qu’on le retrouve du côté de Brooklyn dans ce deuxième opus…

8) En quoi votre expérience de journaliste nourrit votre écriture ?
Comme mes romans policiers ont le sport pour toile de fond, je n’ai pas besoin de faire des recherches interminables pour trouver les mots justes lorsqu’il s’agit de décrire cet univers. Et pour ce qui est de l’écriture à proprement parler, il a fallu au contraire que je me débarrasse des réflexes classiques du journaliste. Dans mon premier métier, on a besoin d’aller à l’essentiel et d’écrire des phrases courtes : sujet-verbe-complément, et pas de fioritures. Lorsqu’on se lance dans un roman, il faut réapprendre à prendre son temps…
9) Peut-on espérer un nouveau roman pour 2022 ?
Absolument. Il s’appellera « Le Sang de Manchester » et sortira au mois de mai, si tout va bien. C’est toujours un roman policier, et toujours avec le sport en toile de fond. Mais je change totalement d’univers. Je quitte les Etats-Unis et la NBA et je file en Angleterre, pour placer mon intrigue à Manchester, autour du derby entre les deux équipes de football de la ville, City et United…
Merci Vincent pour nous avoir accordé ces précieuses minutes, en pleine préparation de la CAN 2022. J-3, on sera là!


