Interview Coralie Lassource

Coralie Lassource est une joueuse de handball de Brest et capitaine de l’équipe de France.

Coralie in the box

1)      Tout d’abord, peux-tu nous rappeler ton parcours d’Handballeuse. Coralie dans le « rétro » :

J‘ai commencé le handball vers 10/11 ans en Martinique. Mes parents ont été mutés en Métropole, du coup j’ai joué 2 saisons à Palaiseau (91), puis j’ai intégré le CREPS de Châtenay-Malabry lors de ma 2ème saison à Palaiseau. Ma deuxième année au CREPS j’ai changé de club et j’ai joué avec la réserve d’Issy les Moulineaux Handball (nom à l’époque). 
Par la suite j’y ai intégré le centre de formation et 3 ans après je signais mon premier contrat professionnel. Je suis restée à Issy Paris Hand 8 saisons. J’ai ensuite décidé de vivre mon expérience à l’étranger en 2017, direction la Hongrie et le club de Èrd pour 2 ans. Et depuis 2019 je suis à Brest. 

2)      Qu’est-ce qui t’as donné envie de devenir Handballeuse ?

De base, quand j’ai commencé, c’était un loisir, je voulais juste m’amuser avec mes amies. Lors de mon retour en Métropole j’ai eu pas beaucoup d’opportunités. Et c’est à partir de ce moment-là que je me suis dit pourquoi pas en faire mon métier. Mais au départ, c’était surtout un divertissement.

4)      Tu as joué en Hongrie auparavant, vois-tu une différence entre le championnat hongrois et le championnat français ? 

À l’époque le championnat Hongrois était le meilleur championnat, maintenant je pense que le championnat Français est au-dessus. En Hongrie ce sont généralement toujours les mêmes sur le podium et ça se décante très tôt, en France il faut limite attendre la dernière journée pour connaitre le classement final.

5) Dans ta carrière, quelles joueuses t’ont donné le plus de fil à retordre ? Et quelles ont été tes modèles ?

Quand j’étais à Paris je défendais en poste 2, du coup je défendais face aux arrières en face et il y en a une qui m’a marqué c’est Marta Mangue, parce que c’est une joueuse qui ne lâche rien et qui retourne toujours au combat peu importe si elle avait échoué ou pas avant. Forcément face à elle il fallait toujours être attentive et concentrée. 
Je n’ai pas forcément eu de modèle à vrai dire dans le hand féminin. 

6) As-tu des liens particuliers avec les handballeurs français ?

Je connais bien Hugo Descat, on a presque grandi ensemble handballistiquement parlant. Maintenant il y a Benoit Kounkoud aussi que j’ai côtoyé à Paris qui est aussi un pote. Après je connais les autres, mais moins personnellement. 

7) Y a-t-il une rivalité ou complicité entre l’équipe masculine et l’équipe féminine ?

 Il n’y a pas de rivalités en tant que joueurs, on pratique tous le même sport et au contraire on se soutient. La preuve ils étaient présents lors de notre finale aux Jeux Olympiques.
Par contre on se bat pour être autant médiatisé qu’eux. Mais je pense qu’ils nous aident, car lors de nos compétitions ils vont, par exemple, partager nos résultats ou nos matchs sur leur réseau.

Saison 2021-2022

8)      Bravo pour la médaille d’or aux JO de Tokyo. Cela fait déjà quelques mois, mais ça fait du bien d’y repenser. Avec du recul, quels étaient les points forts de l’équipe et qu’est-ce qui a permis d’atteindre cet objectif ?

On n’a pas super bien commencé la compétition, la veille de notre match contre le Brésil on a eu une réunion qui a changé le cours de notre compétition et à partir de ce jour-là, plus rien ne pouvait nous arrêter. 
Notre destin était entre nos mains ce jour-là et on a retrouvé cette équipe de France qui défend dure et qui monte les ballons, notre fonds de commerce. 

9) As-tu rencontré d’autres grands sportifs internationaux lors de ces JO ?

Forcément au village Olympique on croise du beau monde, mais il fallait malgré tout rester prudent avec le Covid. Mais par exemple j’ai croisé l’athlète Allyson Félix, ou Durant aussi. Mais il y a toute la délégation française dans le même bâtiment donc tu rencontres forcément des sportifs mondialement connus.

10) Vous n’êtes pas passés très loin du doublé. Comment as-tu vécu la déception des derniers championnats du monde ?

La finale du mondial a été pour ma part dur à encaisser. J’ai pris une semaine (un peu moins) à m’en remettre, je n’arrivais pas à comprendre comment on pouvait passer 30 minutes à être largement au-dessus et en deuxième mi-temps être quasi inexistante. Mais avec le recul, je me dis qu’on a fait un très beau résultat. Décrocher 2 médailles en peu de temps c’est fort quand même. 

11)      Quels sont tes objectifs pour cette 2ème partie de saison ? En équipe (club et/ou équipe de France) ?

En club on souhaite déjà atteindre au minimum les quarts de finale de la Ligue des Champions et en championnat de France on veut garder notre titre.
Avec l’équipe de France, les prochaines échéances ce sont les qualifications pour l’Euro 2022, au mois de mars. On rencontre en aller-retour la Croatie et en avril, il y a les matchs retours contre la République Tchèque et l’Ukraine. 

12)   … et individuels ?

Individuellement, j’aimerais rester stable au niveau de mes performances afin d’apporter mes qualités aux 2 collectifs. Et bien évidemment étoffer mon palmarès avec plus de titres. 

Merci encore Coralie pour ta disponibilité et bonne continuation pour ta saison…

Gandhi

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